Gros matchs à Imola

Départ en fanfare et en car Buchard, avec boombass* ce vendredi 8 février. Direction Imola, son circuit, sa dolce vita et ses terrains de rugby.

Voyage, hôtel, dodo. Petit matin et Fabrice au footing sous le soleil, ça rigole pas pour tout le monde. Prise d’assaut du buffet du p’tit dej, un champs de ruines après nous. Puis départ pour le centre ville à 45 dans un – petit- bus des transports publics qui ne s’en remettra que difficilement lui aussi. On dirait un maul géant de 50 personnes dont quelques civils innocents pris dans la mêlée, dans 15 m2. On commence à marquer notre passage.

Balade culturelle dans le vieux Imola, remarquable. Tout comme nous quand toujours à 45 on investit une des micro-boutiques du centre, poussez pas les gars. En partant pour le stade on libère le centre ville de notre présence éléphantesque en traversant les allées d’un ancien asile immense, où curieusement on se sent plus à l’aise.

Pastas et rôti au club-house, puis Jean-Luc notre chauffeur-qui-est-champion nous récupère pour aller visiter le circuit d’Imola. Une anomalie historique des sports mécaniques : tour anti-horaire, circuit en pleine ville et en pente, des gens qui habitent à l’intérieur de l’anneau, des tribunes accrochées aux collines comme chez nous les vignes, et des tragédies multiples. On sent le poids de l’histoire et l’empreinte d’Ayrton Senna, on raconte cette épopée aux joueurs qui ne l’ont pas connue mais semblent impressionnés. Deux tours de circuit en car Buchard plus tard ( record du tour ) et nous revoilà au terrain pour un entraînement de rugby déjà commencé sur le circuit par des joueurs impatients d’en découdre.

Notre ami Aurélien, organisateur sur place et responsable de la sélection Romagna nous fait profiter de ses compétences rugbystiques et mène brillamment une partie de l’entraînement. C’est non moins brillamment qu’il mènera la totalité de la partie festive du soir, réservée aux adultes après la gargantuesque pizza-party. Les joueurs eux, s’économisent avec une soirée calme dans les chambres pour préparer les matchs du lendemain.
Ce qui s’est passé cette nuit là en Italie restera à jamais en Italie, mais deux choses à retenir : comportement irréprochable de tous nos jeunes à l’hôtel, et très digne représentation franco-Suisse des encadrants ERL dans les agapes du soir qui leur étaient réservées. Sachez le on ne s’est pas dégonflés. Vaillants.

Tout comme nos joueurs le lendemain, mais eux sur le terrain qui nous intéresse.
C’est une équipe U16 très costaude qui nous attend, de beaux gabarits et une bonne organisation, on est assez vite surclassés et on ne verra pas le jour en première mi-temps malgré quelques percées individuelles. On se révolte en deuxième mi-temps mais l’écart est trop grand et on s’incline finalement 47-19, un écart de score assez peu flatteur pour des italiens ultra dominateurs. On peut se féliciter de ces 3 essais marqués à une équipe de haut niveau pour nous et de notre lutte défensive courageuse. Bravo on est fiers du combat que vous avez livré et ça va payer en championnat.

Superbe victoire en U18 dans un match viril aussi, mais à l’arbitrage excellent tout autant que l’esprit. On garde notre en-but inviolé grâce à une défense féroce et de tous les instants. Variété du jeu pénétrant et déployé, possession, respect des consignes de Fabio. L’adversaire a beaucoup couru et peu eu le ballon. Score sans appel 29-0 pour l’ERL, 5 essais au compteur, souvent devant, parfois au large, toujours construits. Un très beau match à regarder, engagé et technique avec du défi physique et du beau jeu de trois quarts. On s’est régalés ! Bravo !

Collation, échanges de cadeaux et d’impressions après le match, puis départ pour Lausanne. Arrêt buffet et chansons poétiques pour les vainqueurs.

Montée et descente tout en souplesse du col du Grand St-Bernard, sur et sous la neige par Jean-Luc et son super car Buchard. Merci et bravo l’artiste de nous avoir ramené dans autant de confort et de sécurité.

Un immense merci à Sylvia sans qui je serai encore entrain de gesticuler pour négocier tout et n’importe quoi jusqu’à la bonne hauteur d’un café ( sujet complexe ). Catherine notre Physio toujours de bonne humeur a eu fort à faire aussi niveau bobologie, merci les filles. José toujours plus précieux dans l’organisation que dans la fête, merci du sacrifice samedi soir ( surveillant privé de sortie, il en fallait un ). Fabio en osmose avec ses joueurs et fin tacticien de la boule de billard. Fabrice et Jonathan au top dans les warm-ups, et accessoirement dans la marche au pas nocturne et les chants de légionnaires. Et puis les yeux experts d’Eric et Arnold, le fameux regard extérieur, touche finale d’une équipe sympa complémentaire et qui a rempli son objectif de réussir un beau week-end d’échange et de rugby pour nos jeunes. Merci 1000 fois.

Enfin, désormais et à partir de dorénavant tout de suite et maintenant, les boombass* seront interdits dans toutes nos activités. On aura appris ça.

* boombass = outil de torture auditive volumineux relié par wifi, émet des sons insupportables dont seuls le sujet et ses copains ne comprennent pas qu’ils dérangent le reste de l’humanité.

Pour la peine vous ferez 100 pompes mardi prochain.